Partager l'article ! Cueillir des mûres: Parfois, sur notre chemin, se dressent tout d’un coup des murs. Les plus connus sont imaginaires ; ce sont ...
Parfois, sur notre chemin, se dressent tout d’un coup des murs.
Les plus connus sont imaginaires ; ce sont nos peurs, nos idées négatives ; mais on sait que leur franchissement n’est qu’une question de volonté, au fond.
D’autres sont des murets. Obstruant notre route, ils n’en détruisent pas nécessairement le paysage, nécessitent simplement quelques efforts de notre part. Franchissables sans aucun souci, si tant est qu’on en a la force. Si ceux-ci nous arrêtent vraiment, c’est pour nous faire comprendre qu’on n’a pas pris la bonne route, justement.
Et il y a les murs volontaires, les boucliers. Ceux dont on se sert pour se protéger des autres ou d’une situation, et ceux dont les autres peuvent se servir contre nous. Des murs bien plus difficiles à gérer. Ceux-là peuvent blesser plus que les précédents. Sans aucune conscience de sa force, le mur-bouclier est excessif en tout. Il protège trop et peut faire beaucoup plus de mal qu’il ne le croit. Le silence est souvent plus puissant que les mots.
Plus on est mûrs, moins on devrait rencontrer ou utiliser des murs, non ?